Le Grand Cul-de-Sac Marin

Décembre 2020

Le Grand Cul-de-Sac Marin est une vaste baie de 24 500 hectares entre la Grande-Terre et la Basse-Terre, fermée par la plus longue barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) et ceinturée par la plus large superficie de mangrove des Petites Antilles. Cet immense lagon abrite les principaux écosystèmes du littoral et de la mer (forêts marécageuses, mangroves, herbiers sous-marins, récifs coralliens...).

Le Grand Cul-de-Sac Marin constitue ainsi un réservoir de biodiversité exceptionnel. Il abrite la majorité des espèces de la faune corallienne et 60 % des gorgones des Antilles françaises.

  • Les récifs coralliens constituent une véritable barrière face à la houle du large.
  • Les herbiers de phanérogames marines se développent dans des eaux peu profondes. Ces herbiers revêtent une importance écologique primordiale pour la baie.
  • La mangrove est constituée d’une flore particulière composée de palétuviers, arbres dont la caractéristique est de pouvoir se développer dans un milieu inondé par de l’eau salée ou saumâtre. Ce milieu joue un rôle de frein à l’érosion côtière, de filtre, et d’abri pour la faune aviaire.
  • La forêt marécageuse fait suite à la mangrove dans les endroits inondables mais hors d’atteinte des marées, le long des cours d’eau et dans les plaines côtières. La végétation y est dominée par le mangle médaille.
  • Les marais herbacés qui comprennent :
    • les marais saumâtres
    • les marais d’eau douce
    • et les pairies humides.

La faune est représentée par une avifaune particulièrement riche (oiseaux de mer, d’eau douce, ou terrestres) qui trouve dans ces zones humides et peu profondes une nourriture abondante : coquillages, mollusques, petits poissons...
Présent dans les eaux du Grand Cul-de-Sac jusqu’au début du XX ème siècle, le lamantin des Antilles, victime d’une chasse intense, a aujourd’hui disparu. Le Parc national porte le projet de le réintroduire.

Le Grand Cul-de-Sac Marin est déclaré depuis 1992 « zone humide d’importance internationale pour les oiseaux d’eau » (Convention de Ramsar) et 3 500 hectares, à la fois terrestres et maritimes, sont classés Parc national depuis 2009.

Plusieurs opérateurs touristiques offrent la possibilité de découvrir ce patrimoine naturel remarquable. Cette découverte peut se faire en kayak, VTT des mers, en bateau, ...
Attention : l’accès à l’Ilet Blanc est interdit du 1 er mai au 31 août car c’est la période de nidification des sternes.

Source : Guide de découverte du Parc National de Guadeloupe, p.24